Histoire

Histoire du pays de Saugues

Ce qui forme le territoire de Saugues faisait partie autrefois du pays de Gabalum, c’est-à-dire du Gévaudan. Les habitants, les Gabales étaient fiers, braves, féroces et vivaient dans les forêts épaisses qui recouvraient presque toute la contrée.

Au temps de César, les Gabales étaient sous la dépendance des Arvernes. Selon la légende, en 50 avant J.C, Jules César vint camper près de ST Chély et ses troupes s’étendirent jusque dans notre contrée. Saugues s’appelait alors « Salgacume ». Après la chute de l’empire romain, en 476, le pays de « Salgacum » passa de la domination des Wisigoths à celle des Francs. A sa mort, Clovis légua ce territoire à Clotaire 1er.

  • Pour la petite histoire, notons que le premier seigneur de « Salgues» (appellation de Saugues au Moyen-Age) connu se nommait Odillon de Mercoeur.
  • Son domaine comprenait 507 paroisses et regroupait 5665 familles sans compter les pauvres.


Durant cinq ans, de 725 à 730, ce fut l’invasion des Sarrasins et des Maures d’Espagne qui incendièrent tout sur leur passage. D’où, sans doute, l’origine de la rue « des Maures » se trouvant au sud-ouest de Péchamp.

La fin de la guerre de Cent ans laissa un climat d’insécurité, les mercenaires se retrouvèrent livrés à eux-mêmes et partout, les gens réparèrent les châteaux, les maisons fortes. Pour se mettre en sécurité, on creusa des fossés et on consolida les fortifications.

Au XIV siècle, plus de 30 châteaux forts sont dénombrés dans la région. Le pays était fin prêt pour recevoir les mercenaires surnommés alors « Routiers ou encore Anglais… ».

Incendie de Saugues en 1788

Plus de cent familles sans logis rôdent dans le froid et la neige… Qui aurait pu imaginer le tragique fait divers qui laissa dans les rues de Saugues, petite ville resserrée dans l’étroit de ses remparts, une empreinte douloureuse, ruinant à jamais une population artisanale de tisserands, de chapeliers et de tanneurs.

C’est le 5 septembre, une fumée noirâtre s’allonge dans la rue du Four. Des enfants crient, la foule se rassemble…. Le four banal vient de prendre feu. On jette de l’eau : elle rebondit en vapeur sur le feu ! Les petites maisons étroites accolées les unes aux autres s’embrasent rapidement… Dans toute l’enceinte de la ville, prise comme dans un piège, c’est le sauve-qui-peut !

Il ne faudra que quelques heures pour que le désastre soit complet. De la rue du Four, enveloppant le château du Seigneur, détruisant les prisons, l’église des pénitents et la sacristie, l’hôpital Saint-Jacques, le bâtiment des sœurs du Tiers-Ordre de Saint-Dominique, le feu n’épargne aucune rue…

En l’espace de trois heures, 104 maisons furent détruites en cendre, effets, papiers, meubles, linges, provisions de bouche, tout fut consumé… Ce fut au cimetière de la Gardette, parmi les morts, que les vivants trouvèrent asile. Une nuit interminable, au milieu des cris d’enfants, des sanglots de femmes et des plaintes de ces pauvres gens que le jour allait retrouver sans abri et sans pain….

Tour des Anglais

  • Du haut de ses 23 métres, la terrasse offre un magnifique panorama sur le Pays de Saugues.


Datant d’un très haut Moyen-Age, la ville de Salgue était l’une des sept ou huit places fortifiées dans cette province de la Vicomté du Gévaudan qui fut au Xème siècle, par un mariage, de la maison de Barcelone et, par la « valse des suzerainetés » cédée au roi Saint-Louis (1258).

Au XIIème siècle, le mandement de Saugues, comme celui du Malzieu dépendait du Duc de Mercoeur en Auvergne… et c’est de cette époque que date l’essentiel des fortifications, dont la fameuse tour carrée, dite Tour des Anglais, donjon attenant au château, détruit par un incendie les 4 et 5 septembre 1788, en même temps qu’une grande partie du centre de la cité. Ce sont les pierres des pans de mur du château qui servirent à reconstruire les maisons incendiées. Seule la Tour du Seigneur a été conservée.

Ces solides fortifications furent à l’épreuve des dures batailles que connut le Gévaudan pendant les guerres de Cent Ans (1160-1259 et 1337-1453) contre les Anglais, puis des guerres de Religion (fin XVIème siècle).

Le nom de la Tour des Anglais date des années 1380, époque où le Connetable Bertrand Duguesclin fut envoyé dans la province par Charles V pour déloger les « Anglais » qui n’étaient pas tous Anglais, mais plutôt des Routiers et bandits désœuvrés qui rançonnaient les villes qu’ils assiégeaient (Saugues, Châteauneuf-de-Randon.). Dans les années 1970 grâce à la volonté de la municipalité, du maire Jean-Claude Simon et du travail de Lucien Gires, artiste sauguain la Tour a repris vie. L’intérieur offre aux visiteurs d’immenses fresques sur les travaux de la forêt, les métiers d’autrefois, et des expositions .

Les Pénitents Blancs de Saugues

  • Elle est fondée en mai 1652, avec l’autorisation de l’Evêque de Mende.
  • Aujourd’hui en Haute-Loire, il ne reste plus que 3 Confréries : Saugues, Ste Sigolène et le Puy-en-Velay


A sa création : 150 membres dont des grands seigneurs, des représentants des meilleures familles de la ville, des chanoines de St Médard et aussi, des prêtres étrangers car le recrutement n’était pas réservé à la seule paroisse de Saugues. En 1792, l’Assemblée Constituante supprimera les Congrégations et Confréries, mais les Pénitents Sauguains feront de la résistance active. Ce n’est qu’en 1801 que l’on retrouvera une trace officielle de ces derniers qui n’oseront célébrer les différentes cérémonies et processions qu’à partir de 1803.

PénitentsPénitents

Au XIXè siècle, la confrérie comptait 200 pénitents ; aujourd’hui, une quarantaine de Membres.
Principales activités : la Procession du Jeudi-Saint, l’animation des messes, fête de St Bénilde, du 15 août à Notre-Dame du Gévaudan ou au Puy, pèlerinage à Notre-Dame d’Estours, assistance aux funérailles, visite des malades, …

Notre-Dame du Gévaudan

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Notre-Dame du Gévaudan est en effet à elle seule un point fort de l’histoire du Gévaudan. Elle est la matérialisation d’un vœu du curé Bertrand, qui avait promis à Dieu d’ériger une statue sur un point culminant de Saugues, si la ville était épargnée au moment du passage des convois allemands se rendant au Mont Mouchet, durant la Seconde Guerre Mondiale. La bataille fit rage en juin 1944 du côté de la Vachellerie et à l’entrée du bourg. Des maisons furent bombardées, quelques morts furent à déplorer, mais la ville ne fut pas saccagée ni brûlée. Le curé Bertrand fidèle à ses promesses, lança une souscription et Notre-Dame du Gévaudan fut inaugurée le 27 octobre 1947, en présence de Monseigneur Martin, évêque du Puy pour la bénir.

La Bête du Gévaudan

Tout d’abord, ce n’est pas une légende, mais une histoire vraie.
En l’espace de trois ans, entre juillet 1764 et juin 1767, dans le Haut-Gévaudan (Saugues, St Alban, Aumont, Le Malzieu, Langogne), mais aussi en Auvergne (Pinols, Ruynes), au moins 100 personnes, uniquement des enfants et des femmes, furent tuées et plus ou moins dévorées par une mystérieuse bête « anthropophage », les registres paroissiaux en témoigne. Des témoignages existent. Comme celui de Jean Portefaix, jeune berger du Villeret de Chanaleilles qui lutta contre la Bête alors qu’il était en train de garder son troupeau avec des camarades.
La bête du Gévaudan
Témoignage aussi de Marie-Jeanne Valet qui planta sa baïonnette dans le poitrail de la Bête et bien d’autres.
Une histoire qui devient une véritable affaire d’état. Les Dragons du roin les chasseurs expérimentés, l’arquebuse du roi, personne ne vient à bout de cette étrange Bête.

Le 19 juin 1767, c’est un paysan, Jean Chastel qui viendra à bout de la Bête. Il traverse la moitié de la France pour la présenter au roi, mais son état est telle qu’elle est aussitôt enterrée dans les jardins du château, gardant à jamais son secret. Cette histoire merveilleuse, car elle permet de nourrir tous les fantasmes, mystérieuse, car elle garde toujours son secret, est et reste toujours d’actualité car ce mystère passionne nombre de contemporains et de nombreux médias, même deux siècles après les méfaits.

L’agriculture, un maillon fort

  • Les terrains de montagne qui entourent la Margeride sont très propices à l’élevage des bovins et des ovins.
  • Le marché au bestiaux


Au flanc des monts de la Margeride, en plein coeur de l’ancien Gévaudan, depuis plusieurs siècles, la cité de Saugues et son activité agricole ont une solide réputation. De la fin du XIXème jusqu’au milieu du XXème, les terres sont consacrées soit aux labours pour la production de céréales, soit aux pâturages pour l’élevage.

Aussi loin que se porte le regard, il est difficile de ne pas apercevoir à la belle saison un troupeau de brebis pâturant tranquillement sur ce bout de Margeride, véritable fief du mouton et essentiellement de la race dite Blanche du Massif Central. Avec plus de 25 000 brebis, le canton de Saugues est de loin le plus important et représente environ 20% de l’effectif départemental. Les éleveurs sont des moutonniers dans l’âme avec soit des troupeaux spécialisés, soit des troupeaux complémentaires de troupes bovines.

Au niveau des bovins, on trouve surtout des troupeaux laitier composés des races Montbéliarde et Abondance et les troupeaux allaitant constitués de race pure comme l’Aubrac, la Limousine, la Charolaise et la Salers. Depuis quelques années, les agriculteurs opérent une diversification de leur activité avec le développement de l’acceuil à la ferme, la transformation et la vente directe de produits fermiers.

Qui dit production agricole, dit marché aux bestiaux. Au début du XIXème siècle, Saugues était réputé pour ses marchés aux chevaux, aux cochons, aux bovins et aux agneaux. Jusqu’en 1992, le marché se déroulait en plein air, sur la place publique, mais face à la progression des volumes de transactions, afin de se préserver des aléas climatiques et d’accueillir les éleveurs dans de bonnes conditions, le marché couvert Michel Malige a donc ouvert ses portes en 1992. Aujourd’hui, ce dernier accueille le marché aux veaux, le lundi et le marché aux agneaux, le vendredi, plus deux fois par mois, le marché des vaches de réformes et broutards. Le marché aux ovins est au 4ème rang national, il est une référence pour les négociants qui viennent souvent de loin, et il est une chance pour les éleveurs locaux qui valorisent ainsi le fruit de leur travail.

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